Cette semaine, Dakar est devenu le centre de l’attention internationale sur la durabilité en accueillant la Réunion Préparatoire de Haut Niveau de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026. Cette rencontre a réuni des experts internationaux et de hauts représentants institutionnels de renom, parmi lesquels il convient de souligner la participation espagnole, avec la présence de M. Pedro Arrojo, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que du Secrétaire d’État à l’Environnement, M. Hugo Morán. De même, la Chambre Officielle de Commerce d’Espagne au Sénégal y a participé pour représenter ses entreprises, lors des différentes sessions visant à accélérer la réalisation de l’ODD 6 grâce à l’innovation et au financement privé.
Durant les sessions, il est devenu clair que la situation actuelle est insoutenable. L’urgence de la situation a été illustrée par les données présentées sur l’abîme financier auquel le secteur est confronté : pour atteindre les objectifs de développement en 2030, un investissement mondial supérieur à 1 000 milliards de dollars par an est nécessaire, très loin des 164 milliards investis actuellement.
C’est dans ce sens que Cecilia Akintomide, Présidente du Conseil d’administration du Fonds pour l’Assainissement et l’Hygiène (SHF), a insisté sur la nécessité de changer la perception de l’eau en tant qu’investissement à haut risque, en misant sur la qualité du service afin d’en garantir la rentabilité. Cette vision a été partagée par Adam Bruun, représentant de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) au Sénégal, qui a mis l’accent sur l’innovation et sur la nécessité d’établir des règles claires pour attirer les capitaux privés. Il a également proposé une stratégie d’intégration consistant à lier les projets hydriques à de grands secteurs stratégiques.
